Les fugues chez le chien

La dénomination même de fugue est impropre et dénote bien l'infantilisation du chien par ses maîtres. Pour bien comprendre les raisons de ces escapades plus ou moins prolongées, il faut se reporter au développement comportemental du chiot . Au moment de l'adolescence, le chiot est souvent repoussé par sa mère soutenue par un mâle dominant, son père le plus souvent. Cela conduit le jeune chien à vivre en marge du territoire de la meute et à tenter sa chance dans d'autres groupes où il pourra accéder à un rang hiérarchique plus favorable.
De fait, quand on analyse la situation des chiens dits fugueurs dans leur famille d'origine, on constate qu'il s'agit soit de chiens que leurs propriétaires n'ont pas intégrés à la vie familiale (chiens dévolus à la garde d'un jardin et qu'on laisse en chenil la journée), soit de chiens très bien intégrés que l'arrivée d'un enfant (ou toute autre modification du groupe familial) a relégués à un rang subalterne. Le chien tend alors à quitter le domaine familial, pour de courtes périodes d'abord, puis de plus en plus longtemps. S'il rencontre d'autres chiens ou des gens qui lui font bon accueil et lui offrent ainsi un rang hiérarchique plus favorable, le chien finit par ne plus revenir. La sexualité peut jouer un rôle déterminant en déclenchant la fugue chez des sujets dont la position hiérarchique, ambiguë dans la famille d'origine, ne parvenait pas à inhiber les comportements sexuels saisonniers. De plus, le milieu extérieur au domaine de la famille-meute est souvent riche en stimuli très attirants pour le fugueur, ce qui renforce encore son envie de s'échapper...
Que faire?
Dans un premier temps, aménager des clôtures peut rendre de grands services. Ensuite, on doit redonner au chien une place plus importante dans la vie familiale, mais avec prudence car il ne faut pas rendre le chien dominant. On peut en particulier chercher à avoir une communication réelle avec lui, afin que les rituels, qui constituent le lien entre les membres d'un même groupe social, attachent suffisamment l'animal. La deuxième solution consiste à faire l'acquisition d'un second chien afin de créer un groupe plus cohérent. L’introduction du nouveau venu doit être réalisée avec le concours d'un vétérinaire spécialisé en problèmes comportementaux, afin que la famille ne se retrouve pas avec deux fugueurs. Malgré tout, lorsque le chien a commencé à s'intégrer durant ses fugues dans une autre famille, il est extrêmement difficile de le faire revenir définitivement - si la nouvelle famille est d'accord pour adopter le chien, il est préférable de céder au bien-être de l'animal.
Là encore, mieux vaut privilégier la prévention. La mise en place précoce, à l'approche de l'adolescence, d'un ensemble de relations au cours d'activités en commun avec le chien, est la meilleure façon d'éviter les fugues. Lorsque la vie familiale conduit à devoir mettre le chien entre parenthèses pendant quelque temps, prenez conseil auprès du vétérinaire et aménagez la situation de telle façon que le chien n'ait pas l'impression d'être marginalisé.

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