Les différents types d'agressions chez le chien

LES COMPORTEMENTS D'AGRESSION
Des menaces, voire des combats, peuvent surgir entre les individus d'une même meute, lors de conflits hiérarchiques. Les affrontements réels restent tout de même l'exception, les systèmes de communication permettant d'éviter que les mâchoires aient à intervenir. Cependant, différents comportements d'agression peuvent être observés chez le chien .

LES AGRESSIONS DE DOMINANCE
Elles sont déclenchées par toute remise en question du rang hiérarchique d’un dominant par un dominé, ou lorsqu'il y a compétition entre deux sujets de même rang pour obtenir la prééminence. Elle se déroule toujours en trois phases typiques : la menace puis l'attaque et enfin l'apaisement.
La menace suffit généralement à résoudre le problème : le chien hérisse ses poils dorsaux, rabat ses oreilles, découvre ses crocs et présente une dilatation pupillaire, les « yeux verts » décrits alors par les propriétaires - la modification de couleur étant due à la possibilité d'apercevoir le tapis rétinien sous certains angles. Sa démarche est raide, il avance vers son adversaire en projetant sa tête vers l'avant, tout en élargissant les épaules. Tous ces signaux vont être plus ou moins marqués selon que le chien se perçoit ou non comme hiérarchiquement supérieur à son adversaire. Plus son attitude sera menaçante, plus il se montrera dominant et plus il a de chance d'obtenir la soumission de son adversaire sans combattre. Dans ce cas, le dominant finit par arriver au contact du dominé qui grogne tout en baissant l'encolure et en détournant le regard; le dominant pose alors un de ses antérieurs sur l'encolure du dominé ou le chevauche.
Lorsque ce bluff ne suffit pas, le dominant déclenche l'attaque. Le but du jeu sera alors de saisir l'encolure de l'adversaire et de le contraindre à adopter la posture de soumission, couché sur le dos de manière à présenter le ventre à son adversaire. Cette posture inhibe immédiatement l'agressivité du vainqueur qui vient flairer la région anogénitale du vaincu. Ce dernier va grogner et retrousser les babines durant tout le temps que son vainqueur passera à le flairer. Lorsque celui-ci cesse, le dominé se relève, oreilles et tête baissées, queue ramenée sous le ventre. Le dominant, au contraire, a les oreilles et la queue dressées, toute la fourrure est hérissée, l'encolure est en extension. Il pose un de ses antérieurs sur l'encolure du dominé, tandis que celui-ci lui mordille les babines ou l'encolure : c'est l’apaisement.

L’AGRESSION PAR IRRITATION
Elle est déclenchée par la douleur, la faim, les frustrations. La séquence s'observe aisément sur un chien à qui on administre des soins douloureux. L’animal a les oreilles ramenées sur l'encolure, la tête est basse et légèrement tournée en direction de la source de douleur. Il retrousse les babines de façon de plus en plus marquée et bat de petits coups de queue, basse ou ramenée sous le ventre. À ce stade, le chien associe mimiques de menace et signaux d'apaisement (la personne qui le soigne est habituellement reconnue comme dominante), qu'on pourrait transcrire en langage humain par : «Attention, tu me fais mal, si ça dure trop longtemps je vais me défendre... » Le chien mord si la douleur persiste. C'est une morsure brève suivie d'une fuite vers le lieu où le chien se retire habituellement en cas de conflit. Cette fuite peut être accompagnée de grognements si on cherche à poursuivre le chien.

L’AGRESSION PAR PEUR
Elle survient quand l'animal se trouve dans l'impossibilité de fuir. Si on reprend l'exemple du chien auquel on donne des soins, imaginons que celui-ci ait présenté un comportement d'agression par irritation, puis qu'il ait sauté de la table sur laquelle il était installé pour aller se réfugier derrière un fauteuil. Le propriétaire, furieux d'avoir été mordu, se précipite vers le refuge du chien pour le corriger et se place au seul endroit par lequel le chien peut fuir. Celui-ci, acculé, se jette sur son maître sans menace préalable, tout en urinant, en déféquant, en vidangeant ses glandes anales. Il salive abondamment et mord très profondément son propriétaire à de multiples reprises avant de s'enfuir vers un autre refuge, dans lequel il mettra plusieurs minutes à retrouver son souffle et une fréquence cardiaque normale. L'agression par peur est un comportement dont le déclenchement est heureusement exceptionnel (certains auteurs l'ont nommée «réaction critique »), mais qui peut être à l'origine de graves accidents.

L’AGRESSION TERRITORIALE ET MATERNELLE
Elle se présente sous des formes différentes, suivant que l'intrus se trouve en face d'un dominé ou d'un dominant. Seuls les dominants sont habilités à accepter ou à refuser l'entrée du territoire, tandis que les dominés sont là pour signaler l'intrusion et soutenir le dominant lors d'un combat. En face de l'intrus, le dominant va menacer en grognant, en aboyant et en grattant le sol sur lequel il aura préalablement déféqué et uriné. Si cela ne suffit pas, il attaquera l'intrus (souvent avec le soutien d'autres mâles de la meute) et le reconduira jusqu'aux limites du territoire. Les dominés, quant à eux, se contentent d'aboyer avec quelques grognements, mais fuient si l'intrus passe outre.
Lorsqu'il s'agit d'une mère allaitante, les choses se passent un peu différemment. Durant la première période d'éducation de ses petits, la chienne se tient à l'écart de la meute et monte la garde aux alentours de son nid. Elle menace tout inconnu qui s'approche et agresse immédiatement s'il n'obtempère pas.

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