L'accouplement du chien

L’accouplement est une décision importante pour le maître; mais les chiens s'accouplent facilement, et les mésalliances ne sont pas rares. Votre chienne est-elle saine ? Connaissez-vous un étalon? Que ferez-vous des chiots? Autant de questions à vous poser avant toute démarche.
Pour envisager l'accouplement, votre chienne doit être pleinement arrivée à maturité. Il est préférable de la laisser avoir une chaleur avant de l'accoupler pour augmenter ses chances de donner naissance à des chiots en bonne santé. Selon certains éleveurs, la période favorable est le dixième jour qui suit le début des écoulements vaginaux; pour d'autres c'est le douzième jour. Une bonne solution consiste à procéder à deux saillies consécutives: soit le dixième et le douzième, soit le onzième et le treizième jour.
Les étalons sont initiés vers le dixième mois, de préférence par une chienne expérimentée.

LA QUETE DU PARTENAIRE
Le goût et l'ouïe interviennent peu dans le comportement sexuel du chien. En revanche, les sensations tactiles et les stimuli visuels peuvent agir chez certaines races. Mais c'est surtout l'odorat qui joue un rôle privilégié dans la recherche du partenaire et la motivation sexuelle. Un chien est capable de percevoir l'odeur de la chienne en rut à trois kilomètres de distance si le vent est favorable. Les glandes préputiales et anales, les sécrétions vaginales, les fèces et notamment l'urine sont riches en phéromones, qui constituent aussi un moyen de communication important entre les individus.
La possession et la défense d'un territoire sont pour le chien des conditions nécessaires à la formation du couple et à l'activité sexuelle. C'est pourquoi il est fortement conseillé d'amener la chienne en chaleur sur le territoire de l'étalon.
Il existe des préférences sexuelles marquées chez le mâle comme chez la femelle, qui conduisent parfois à un refus d'accouplement entre individus sexuellement actifs. Le goût de la mésalliance chez les chiens de haute lignée peut même parfois devenir gênant dans certaines races.

PREMIÈRES APPROCHES
Si le mâle se charge souvent de la quête de la partenaire, la femelle n'est pas toujours passive. Elle peut aussi prendre des initiatives face à un mâle inexpert et naïf, notamment lorsque celui-ci a été élevé dans l'isolement.
Dans la mesure du possible, laissez les chiens faire connaissance et s'ébattre avant la saillie proprement dite. Une femelle refuse parfois de s'accoupler si elle n'a pas l'habitude d'être en compagnie d'autres chiens. Les races plus agressives sont parfois difficiles. Le mâle fait des avances en flairant le cou, les oreilles, la région ano-vaginale, et frétille de la queue. La femelle peut rester tranquille ou faire des approches joueuses. Mâle et femelle se font face, les pattes avant baissées, les postérieurs dressés, et se relèvent soudainement. La chienne répond au léchage de la vulve lors de la cour avancée en surélevant sa croupe et en tournant sa queue de côté. Quand elle est prête à accepter la copulation, elle se tient tranquille, permettant au mâle de la monter, malgré la différence de taille parfois importante.

LA COPULATION
La femelle réceptive se tient tranquille, tandis que le mâle la monte et exécute des poussées pelviennes rythmées, qui s'accélèrent fortement. Le pénis pénètre alors dans le vagin et y est maintenu par les muscles constricteurs vaginaux (nouage). L'éjaculation commence au même moment que le nouage et se prolonge jusqu'à la fin de l'attachement.
Le nouage dure habituellement de dix à trente minutes. Lorsque le bulbe du gland se rétracte, le couple se détache et le mâle se lèche les régions génitales. L’accouplement terminé, le chien ne montre aucun intérêt sexuel particulier.
La récupération est cependant rapide et permet des records de cinq copulations par jour.
Souvent, l'intromission n'est pas accomplie dès la première monte, et la cour peut se répéter plusieurs fois. Le mâle redescend et la femelle devient active, recherchant les organes génitaux de l'étalon et se plaçant elle-même en position coïtale. Des étalons expérimentés, placés avec des femelles réceptives, peuvent achever l'intromission en moins d'une minute. Si la chienne n'est pas réceptive et si, de plus, le mâle est inexpérimenté, la cour peut se poursuivre pendant des heures sans un coït. Les deux maîtres doivent rester auprès des chiens. Il arrive en effet que la femelle devienne méchante ou qu’elle se retire trop tôt, au risque de blesser le mâle. Il ne faut surtout pas essayer de séparer un accouplement, car il pourrait s'ensuivre pour le mâle ou la femelle des lésions graves des organes génitaux. Il est bien souvent souhaitable de répéter la saillie quarante-huit heures après le premier accouplement.
Lorsque l'accouplement a été suivi de fécondation, les chaleurs s'arrêtent quatre ou cinq jours après la saillie et la femelle refuse le mâle.
Pendant cette période, il faut éviter qu'une autre saillie par un mâle différent ait lieu accidentellement, car, par un phénomène dit «de superfécondation», certains ovules libres pourraient encore être fécondés par les nouveaux spermatozoïdes et donner quelques chiots différents de la race souhaitée. Après l'accouplement, il est bien difficile, même pour un vétérinaire, d'affirmer avant la fin du premier mois qu'une femelle est pleine, sauf si celle-ci est petite et se laisse palper l'abdomen sans se contracter.

 

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